Astuces pour devélopper la créativité

4 trucs pour développer votre créativité

Commençons avec une définition de la créativité : « Capacité, pouvoir qu’a un individu de créer, c’est-à-dire d’imaginer et de créer quelque chose de nouveau » (CNRTL). La créativité a donc deux bras :

l’imagination et l’action.

Poursuivons en questionnant une idée reçue : la créativité est-elle un don octroyé à quelques élus par des bonnes fées ? Non, bien sûr. Lorsque vous improvisez un plat avec ce qui reste dans le réfrigérateur, vous êtes créatif. Lorsque vous associez des derbys en cuir classiques avec des chaussettes fantaisie, vous êtes créatif. La créativité est donc accessible à tous ; elle s’exprime si on accepte de cultiver son « petit grain de folie ».

A quoi sert la créativité en entreprise ? A l’échelle des individus et des équipes, à trouver une issue à des situations bloquées, à entretenir un esprit agile, une dynamique vertueuse. La créativité, c’est le mouvement. Vital, non ?

Alors comment réveiller cette force en vous ? Voici 4 axes de développement qui se complètent.

1/ Ecoutez votre ami passionné (pour entretenir votre curiosité )

Il ne s’agit pas seulement d’entrainer son cerveau pour le rendre plus véloce et plus réceptif, mais d’aiguiser son intérêt pour ce qui nous entoure, de cultiver le plaisir d’apprendre… et d’être capable d’émerveillement. Prenons un exemple : un ami vous parle de son week-end pêche et vous nomme des poissons avec les yeux qui pétillent. Vous le laissez parler, mais avez au fond hâte qu’il achève son récit, sous prétexte que « vous n’y connaissez rien en poisson ». Or si vous êtes attentif, que vous vous impliquez vraiment dans cette conversation, vous pourriez poser des questions, et vous seriez surpris de vous intéresser à ce sujet qui vous est, a priori, étranger. Vous apprendrez deux ou trois choses au sujet du monde vivant, vous serez étonné, enchanté.

A force de « penser utile », d’ignorer toute information qui ne serait pas exploitable immédiatement, on restreint notre champ de vision. Vous entendez parler d’une exposition de photos, mais vous n’appréciez pas particulièrement l’art photographique : et si vous poussiez la porte de ce musée, pour être sûr que ce n’est pas votre tasse de thé ? Sans plonger bien sûr dans le culte de l’expérience, en tentant tout, en testant tout, sans égard pour ses goûts et ses réticences… C’est pour cela que nous préférons parler de résistance à l’enfermement.

L’inspiration est partout, surtout là ou on ne l’attend pas.

2/ Prenez votre café sans sucre (pour sortir de votre zone de confort )

Bien, vous avez exercé votre souplesse, vous avez apprivoisé vos peurs face à l’imprévu : vous êtes prêt pour le changement. Alors passons au stade suivant : provoquer le changement, avec une certaine espièglerie. Et oui, on parle de cette routine délétère et aliénante. Toutes les habitudes ne sont pas à fuir pour autant : si vous prenez votre café avec un sucre parce que vous n’aimez que le café avec un sucre, alors il n’y a pas de raison sensée de renoncer à cette habitude. Mais si la raison est que vous avez « toujours bu votre café avec un sucre », si la seule raison est que c’est une habitude, alors tentez le café sans sucre !

L’habitude est souvent motivée par la paresse, rarement par le plaisir.

Vous pouvez être un aventurier du quotidien : changez de temps en temps votre itinéraire pour aller au bureau, offrez-vous un weekend déconnecté d’internet, de télévision, etc, Vous pourriez prendre goût à certains de ces moments singuliers. Finalement, développer sa créativité est aussi une bonne manière de se découvrir, puisque ces deux parcours ont en commun d’élargir notre horizon.

3/ Fermez votre ordinateur (pour prendre le temps de rêver… et de jouer)

Les enfants sont de grands créatifs. Quand ils s’allongent sur le tapis, les yeux au ciel : ils rêvent. L’imagination a besoin d’espace. Si vous êtes dans l’action constante et l’urgence, elle sera étouffée. Octroyez-vous tous les jours des moments de rien, de vide, de non-agir, sans but précis, et observez tout ce qui émerge. Là aussi, le développement de la créativité et l’attention à son bien-être se rejoignent, car ces pauses sont fondamentales pour l’équilibre personnel. Elles vous permettent de réguler votre stress, de prendre du recul. De grandes entreprises encouragent et organisent ces escapades intérieures, les considérant comme partie intégrante du travail de leurs collaborateurs.

Puisque le rêve éveillé est un plaisir, retrouvez le goût du jeu. Le jeu sollicite l’enfant qui est toujours en vous. Il existe nombre de défis ludiques pour faire travailler sa créativité. Par exemple : regardez une photo, et imaginez que vous entrez dedans : que voyez-vous ? Que faîtes-vous là ? Et vous voilà acteur d’une histoire. Ces exercices peuvent modifier votre perception des difficultés. On vous présente un casse-tête, un collier tout emmêlé, comment réagissez-vous ? Vous soufflez, déjà las, ou vous acceptez le défi avec enthousiasme ?

4/ Sautez par-dessus les barrières (pour vous affranchir des règles et prendre goût à l’action)

La créativité a besoin de barrières pour lui donner envie de les franchir. On parle d’ailleurs de pensée « out of the box ». Il s’agit de faire fi, au stade de la genèse de l’idée, des conventions et des contraintes techniques, budgétaires ou autres. On les prendra en compte au moment crucial où on transposera cette idée dans son contexte, et qu’il faudra alors étudier la faisabilité du projet.

Mais au niveau de l’imagination, on est libre, y compris d’associer des notions, des concepts, des domaines a priori incompatibles. Voici ce que Steve Jobs disait de la créativité : « La créativité consiste juste à relier des choses entre elles. Ils [des gens créatifs] ont fait ou créé des choses nouvelles parce qu’ils ont su relier des expériences entre elles » (Wired, 1996)

Or pour être capable de relier des expériences différentes, il faut en voir, des expériences. La créativité s’ancrera au final dans le réel, et l’imagination prendra l’action par la main. Pour être créatif, ne craignez pas d’agir. Il y a évidemment une part de risque dans l’action, mais elle sera volontiers surpassée si le plaisir d’agir prend le dessus.


devOp

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Publié le 11 Déc 2015 dans "Bien-être impliqué"

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