intelligence collective

De l’intelligence organisationnelle à l’intelligence collective

Pensez à l’une de vos meilleures expériences de groupe. Comment vous êtes-vous senti? Vous sentiez-vous autorisé à vous réjouir, et aussi à parler de vos difficultés, et même de vos peurs si c’était le cas… Car dans une équipe soudée on se sent suffisamment en sécurité pour parler de ses ressentis, de ce qui nous anime et nous rend humain.

C’est même cette humanité qui rend les échanges si riches.

Mais cette ouverture reste fragile : il peut suffire de peu de chose pour que vous vous protégiez à nouveau, ou que vous vous questionniez sur votre désir d’être là. Lorsqu’on cultive un climat d’acceptation et de confiance, chaque membre est considéré et traité comme une personne et ses capacités uniques peuvent être utilisées pour améliorer tout le groupe.

Pourquoi viser l’intelligence collective ?

Avec le besoin d’ouverture et sa satisfaction, nous sommes dans le domaine du relationnel et des émotions partagées, celles qui rejoignent la motivation :

confiance, chaleur, sécurité, envie de faire…

C’est réellement la dimension relationnelle du groupe qui lui permet de dépasser la simple intelligence organisationnelle – déjà pas si simple – pour atteindre l’intelligence collective. Le groupe est alors devenu un système intelligent, apte au partage, et à la résolution de problème. Il ne s’agit plus d’une association de contributions, mais bien de cette mystérieuse alchimie qui caractérise l’intelligence collective, définie comme « la somme des intelligences individuelles des membres d’une équipe plus leur relation » et générant « une valeur supérieure à ce qui serait obtenue par la simple addition de contributions (connaissances, idées, etc…) de chaque individu. »

L’intelligence collective, difficile à cerner, peut aussi s’observer dans la capacité d’un groupe à faire face à des problèmes complexes, à se poser des questions et chercher des réponses ensemble. C’est cette réflexion à plusieurs, autour d’un objectif qui a du sens, qui permet de résoudre un problème là où un individu isolé en serait incapable. L’intelligence collective se traduit également par une prise de conscience du groupe de ses stratégies d’action et une réflexion en continue sur les possibilités d’amélioration de ces stratégies, comment capitaliser de l’expérience.

Comprendre les comportements de vos collaborateurs

Si vous êtes l’heureux leader d’une équipe mue par l’intelligence collective – heureux car normalement vous n’avez plus grand-chose à faire – c’est sans doute parce que vous avez su favoriser la satisfaction de ce grand besoin d’ouverture.

Comment vous y êtes-vous pris ?

Alors que se développait l’esprit d’équipe, vous avez sans doute su observer si des membres adoptaient des comportements interpersonnels extrêmes ou rigides, certains membres pouvant sembler trop familiers et d’autres pas assez… Le fait de comprendre et de reconnaître les différents comportements, tant chez vous-même que chez les autres membres du groupe, vous aidera à communiquer ce qui se produit au sein du groupe, à exercer une influence et à aider le groupe à devenir plus efficace et productif.

Exemplarité du manager dans le partage constructif

Il est très probable que si vous avez certaines impressions concernant ce qui se passe dans le groupe, d’autres personnes ressentiront la même chose que vous. En exprimant et partageant vos émotions et vos pensées avec le groupe, sans juger les personnes, mais en vous focalisant sur les comportements aidants et non aidants dans la perspective du développement collectif, vous ferez office de catalyseur afin de faire progresser le groupe vers une phase plus mature et plus productive. Vous devez illustrer par votre comportement et vos paroles la maxime

les conflits constructifs sont acceptables mais pas les attaques personnelles.


Publié le 14 Nov 2017 dans Cohésion d'équipe

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