entretien annuel

Saisissez l’opportunité de l’entretien annuel d’évaluation !

Une majorité de collaborateurs investiraient moins d’une heure à la préparation de leur entretien annuel. Et vous ?

Rendez-vous professionnel formel parmi d’autres, la préparation de l’entretien annuel passe souvent à la trappe dans la gestion de nos priorités. L’opérationnel prend souvent le dessus… quand on ne s’y réfugie pas. Il n’est en effet pas toujours aisé de s’octroyer du temps, surtout quand il s’agit de réfléchir sur soi !

L’enjeu de l’entretien annuel est pourtant de taille : il s’agit de faire le bilan de l’année passée et de fixer ses objectifs pour l’année à venir. Le réussir nous permet de donner à la fois un coup de projecteur sur notre contribution, tout en orientant notre évolution vers celle souhaitée.

Comment se créer les conditions optimales pour réussir l’entretien ?

Bonne pratique n°1 : L’entretien annuel se prépare tout au long de l’année.

C’est votre précédent entretien annuel qui vous sert d’étalon. L’année qui suit, remémorez-vous régulièrement vos objectifs.

Organisez des minis points d’étape avec vous-même, de sorte à situer votre niveau d’avancement par rapport à ces objectifs.

  • Si vous estimez que vous êtes dans une bonne voie, notez sur un document des éléments factuels valorisant votre progression sur un document dédié. Ce document vous servira de base lors de la préparation de votre prochain entretien, quelques jours avant celui-ci.
  • Si au contraire, vous estimez que vous avez des difficultés à atteindre ces objectifs, demandez-vous :

« Quels sont les freins à l’accomplissement de(s) l’objectif(s) ? »
Exemples : « Il me manque du temps », « Je n’ai pas suffisamment de moyens »

« Comment je peux lever ces blocages ? »
Exemples : « Je réorganise mon agenda », « Je demande de l’aide à des tierces personnes. »

Une fois cette brève analyse de la situation opérée, si vous restez toujours bloqué, n’hésitez pas à solliciter l’appui de votre manager.

Les « plus » de cette pratique :

  • Mesurer régulièrement sa progression par rapport à ses objectifs permet d’anticiper d’éventuelles difficultés et d’émettre des alertes tant qu’il est encore temps.
  • Le bilan présenté lors de l’entretien d’évaluation est représentatif des actions effectuées tout au long de l’année précédente – et non uniquement des derniers mois. Il est en effet plus facile de se souvenir des actions récentes que des actions datant de presque un an.

Bonne pratique n°2 : Etre acteur de son entretien annuel

Soyez prêt à dresser votre propre bilan, les points positifs comme les points d’amélioration. Pour exposer votre bilan sous son meilleur jour, préparez des éléments factuels, de sorte à ne pas perdre en crédibilité en prenant le risque d’être contesté.

Clarifiez vos propres objectifs d’évolution

Si l’entretien d’évaluation est couplé avec l’entretien professionnel, demandez-vous en amont : Comment vous vous projetez professionnellement dans l’année à venir ? Comment envisagez-vous l’évolution de votre poste ? Vers quelle autre fonction souhaiteriez-vous vous diriger ? Quel plan d’action est-il selon vous pertinent de mettre en œuvre ? Quelles compétences additionnelles pourraient-elles soutenir vos ambitions ?

Préparez vos questions et remarques.

  • Cela peut-être des difficultés particulières que vous estimez utiles de mettre sur le tapis à cette occasion. Autant que possible, proposez des solutions plutôt que des problèmes.
    Par exemple : si vous jugez qu’un processus interne vous fait perdre du temps inutilement et de l’énergie, proposez un autre processus moins lourd et tout aussi efficace.
  • Cela peut être des demandes d’aiguillage concernant votre plan de carrière à court et moyen terme.
  • Cela peut être un feedback (positif et d’amélioration) à votre manager (il n’y a pas de raisons qu’il ne se fasse que dans un sens !). Attention toutefois à la manière de le présenter, surtout s’il est négatif et votre manager ne vous l’a pas demandé explicitement.
    Par exemple : commencez par évoquer votre ressenti. Dites « Je n’arrive pas à comprendre ce que vous attendez de moi. » plutôt que « Vos directives ne sont pas claires. »

Les « plus » de cette pratique :

  • Vous prenez votre vie professionnelle en main.
  • Vous prenez les devants.
  • Vous formez une équipe avec votre manager, en montrant que vous êtes co-responsables.

Bonne pratique n°3 : Adopter une approche constructive

Favorisez une relation de qualité et de confiance.

La tonalité de l’entretien n’est pas de la seule responsabilité du manager. Contribuez à faire de l’entretien annuel un moment d’échange constructif :

  • en faisant des propositions : vous montrez que vous vous impliquez dans vos missions.
  • en assumant votre part de responsabilité : en faisant cela, il est paradoxalement fort probable que vous suscitiez la confiance de votre manager. Vous lui montrez que vous êtes capable de remise en question et que vous possédez une certaine lucidité sur la situation.
  • en invoquant des explications et non des justifications : être sur la défensive ne nourrit pas un dialogue serein,
  • en ne jugeant pas, mais constatant : évitez les opinions, qui sont de l’ordre du subjectif, d’autant plus quand elles sont dépréciatives. Privilégiez l’exposition des faits et de votre ressenti.
  • en ne se montrant pas fermé au feedback et aux propositions de votre manager. Ecoutez-le attentivement, posez-lui des questions d’éclaircissement si besoin, pour mieux comprendre sa position. Dites-vous que ce sont vos résultats qui sont évalués, et non vous en tant que personne.

Les « plus » de cette pratique :

  • Vous assainissez vos relations de travail avec votre hiérarchique.
  • Vous incitez votre hiérarchique à vous faire un retour constructif, en le mettant en confiance.

Un entretien annuel réussi est celui qui définit des objectifs stimulants et les moyens correspondants pour vous développer professionnellement, tout en développant l’activité de l’équipe. Pour mettre toutes les chances de votre côté, rien de tel que la préparation et de vous positionner en partenaire.

Ayiez en tête que votre boss n’a pas pour but de vous juger, mais que vous l’aidiez à atteindre ses propres objectifs et ceux de toute l’équipe.


Publié le 18 Déc 2014 dans Efficacité professionnelle

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