Pratique pour réaliser pleinement son travail

22 pratiques pour vous réaliser pleinement par votre travail

Considérons la vie professionnelle comme une opportunité de développement personnel

Pratique pour réaliser pleinement son travailLa vie professionnelle occupe 70 % de notre vie : il est donc primordial de prendre en compte nos besoins fondamentaux dans le cadre même de notre travail, afin de vivre notre travail comme porteur de sens.

Thierry Chavel considère nos deux temps de vies, professionnel et personnel, comme poreux. Il nous propose d’être en « pleine conscience professionnelle », expression qui allie l’état de « pleine conscience », à la « conscience professionnelle ». Professionnalisme et réalisation de soi se nourrissent en effet mutuellement. Pourquoi attendre le soir et la fin de semaine pour prendre soin de soi, quand on peut entremêler de manière vertueuse les deux pendant sa journée de travail ?

Pour faire de notre activité de travail un vecteur d’épanouissement personnel, Thierry Chavel nous propose de parcourir les 22 étapes suivantes.

1 – Respirer en pleine conscience

Cela renforce l’attention au travail. C’est d’abord « rapatrier son corps », pour être pleinement conscient de ce qu’il se passe en soi et chez les autres.

2 – Écouter

Thierry Chavel rappelle qu’« aujourd’hui, c’est le règne d’un monde où l’on tchatche, quand Roland Barthes évoquait un monde où l’on catche. » Avant d’écouter les autres, écoutons-nous d’abord nous-mêmes sinon nous restons en pilote automatique.

3 – Avoir le cœur à l’ouvrage

Nous sommes dans un monde où les temps morts ont disparu, où « l’on agit en étant agi ».Tout le monde est occupé, d’ailleurs le mot « business » est formé à partir de « busy » (occupé) en anglais. Tentez cet exercice : faites des photocopies en pleine conscience, c’est-à-dire en vous concentrant exclusivement sur cette tâche. Alors le moindre acte devient chargé de sens…

4 – Dire « oui » à la réalité

Oui au reelC’est reconnaître les difficultés rencontrées dans leur complexité, en se détachant de la pensée binaire (oui/non) souvent trop simpliste. C’est aussi une façon de se débarrasser des pensées automatiques et de reconnaître en toute humilité que certaines choses nous dépassent.

5 – Intégrer les 3 pôles « être – faire – avoir »

Selon Thierry Chavel, « le monde du travail actuel est rempli d’anorexiques et de boulimiques » à cause de la croyance « je suis ce que je fais ». Or, chacun est bien plus que cela ! Attention au syndrome du hamster « je cours, tant que la roue tourne… » Nous trouvons aussi notre équilibre par l’avoir et bien plus encore par l’être.

6 – S’avouer sa propre fragilité et vulnérabilité

C’est un préalable pour commencer à répondre à la question « qui suis-je… ? »

7 – Se remémorer les 4 ou 5 moments de notre vie professionnelle où je me suis senti léger…

Pour pouvoir répondre à la question : « Vers quoi je me sens appelé ? » Ces moments de grâce sont des moments de rencontre où l’on fait à la fois ce pour quoi on est motivé et ce pour quoi l’on est payé. Demandez-vous : quel est le dénominateur commun à ces moments multiples remémorés ?

8 – Considérer le monde du travail comme un jeu de piste

C’est-à-dire faire confiance à la partie de nous qui nous fait avancer.

9 – Faire mieux attention aux autres

10 – Prendre du recul lors des conflits

Se demander à chaque fois ce qui fait écho en nous et pourquoi cela nous touche.

11 – « Epouser ses ombres » pour apprendre à échouer

En guérissant nos « blessures narcissiques », nous nous apercevons que nous avons les ressources pour nous relever après un échec.

12 – Apprendre à « mourir professionnellement »

La vie d’entreprise est rythmée par des temps de vie à célébrer. Comme dans la vie « de tous les jours », il est important de maintenir les rituels dans l’entreprise, par exemple les pots de départ. Chaque mort symbolique (licenciement, départ…) est une occasion extraordinaire de se réinventer.

13 – Rompre les cycles répétitifs de carrière

Nous sommes fréquemment dans des mécanismes de reproduction au travail. Revisitons nos pratiques en nous posant la question : « Qu’est-ce qui ne m’appartient pas ? »

14 – Guérir de l’urgence

Guérir les urgencesGuérir de la tentation d’être indispensable en mettant le bouton sur « pause », car c’est quand il y a des pauses que la vie resurgit.

15 – Utiliser les crises pour lâcher prise

Les crises sont parfois le meilleur moyen pour re-questionner notre rapport au travail.

16 – Repérer les « signaux faibles »

C’est dans les signaux faibles et les temps morts que l’on découvre notre raison d’être professionnelle. Par exemple, la qualité du lien avec notre entourage professionnel nous est essentielle.

17 – Réapprendre à penser la forme, en plus du fond

Réapprendre à dire « bonjour », « merci », notamment dans les e-mails qui peuvent très facilement être perçus comme violents.

18 – Trouver des sources de contemplation

Apprécier le « bel ouvrage », la beauté du geste, sans vouloir agir dessus. Se poser la question : « Est-ce que je conçois mon travail comme un sportif ou bien comme un pèlerin ? »

19 – Passer de la position de leadership à la position de leader en « followership »

Passer en position arrière, en réflexion, en contribution, au plus proche de la réalité. L’authenticité peut être aussi efficace.

20 – Rechercher la considération…

…(le fait d’être « sidéré ensemble ») afin de créer des moments de vérité lors de la rencontre à l’autre.

21 – Se consoler soi-même plutôt que de chercher la consolation à l’extérieur

Posez-vous la question : « Quel bénéfice ai-je à me plaindre ? » La plainte nous empêche de nous prendre en main.

22 – S’autoriser à se sentir mal

Bannir les dopants et autres conduites à risques.

CONCLUSION

Vie professionnelle et vie personnelle sont des vases communicants : l’une nourrit ou détruit l’autre. Croire que la vie professionnelle va régler ce qui allait mal précédemment est un fantasme. Il s’agit donc avant toute chose d’opérer un changement de regard sur cette frontière entre vie professionnelle et personnelle comme condition d’accès à une vie épanouissante.

Comment faire de votre activité de travail un vecteur d’épanouissement personnel ? Le vendredi 4 octobre dernier se déroulait à Paris la conférence Salon Zen. A cette occasion, Thierry Chavel a proposé des clés pour apprendre à puiser tout au long de nos journées de travail des sources d’épanouissement personnel.
Thierry Chavel est coach de dirigeants, auteur d’une dizaine d’ouvrages sur le développement personnel en entreprise et co-directeur du Master de coaching à Paris II.

Marie Guitton formatrice

Marie Guitton - Consultante en développement des compétences
Publié le 11 Oct 2013 dans "Bien-être impliqué"

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